Finale, le très célèbre
logiciel d'édition musicale de Makemusic, est maintenant en version 2008. Outre l'immensité des possibilités des versions précédentes, Finale 2008 propose de nouvelles fonctionnalités totalement
inédites et renversantes.
« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés ». A la Cité de la musique, l’exposition « Wagner, Visions d’artistes » regroupe les peintres sous influence. Mais de
la littérature au cinéma, ce sont tous les arts que le compositeur de Tristan et Isolde a infiltrés. Et le filon est loin d’être épuisé !
Portrait Ophélie Gaillard
Virtuose du violoncelle moderne mais non moins à l’aise sur instrument baroque, soliste reconnue mais passionnée par le travail en équipe, Ophélie Gaillard défie toute
classification. Elle est en cela une artiste de son temps.
Récit d’une vie
Gustav Leonhardt
Depuis vingt ans, le Centre de musique baroque de Versailles remet à l’honneur les chefs-d’œuvre dont le château du Roi-Soleil a été le théâtre. Avec Philippe Beaussant, un
voyage au temps où Versailles était le lieu de toutes les créations.
Analyse d’une œuvre
Pierre Boulez fait son Mahler
Avec la Symphonie n° 8, l’inlassable propagateur de la musique du XXe siècle termine son enregistrement des symphonies de Mahler. Il nous livre sa vision très
personnelle de ces monuments.
Musique et histoire
Des pianos nommés Pleyel
Des pianos légendaires, une salle de concerts : le nom de Pleyel garde son aura. Mais qui se souvient d’Ignaz Pleyel, compositeur qui créa sa fabrique de pianos il y a deux
cents ans ?
Et aussi
Editorial
Les acteurs de la musique
Les secrets du professeur Zygel. Le Concert spirituel a vingt ans. Juan Diego Florez : la quête des sommets.
Nous y étions
Salzbourg : le règne des metteurs en scène. Lucerne : Abbado de plus en plus zen. Boston à Pleyel : un enfer sans flamme.
HI-FI
Les nouveautés : enceintes, lecteur de CD, amplificateur.
L’actualité du disque
Fabio Bonizzoni et son ensemble La Risonanza commencent à enregistrer les Cantates italiennes de Haendel. Les cinq premières années de Claudio Abbado au Festival de Lucerne
en DVD : un must.
Livres
La biographie la plus complète de Paul Dukas. Barbara, le mystère d’une vie.
Née le 02 décembre 1923 Décédée le 16 septembre 1977 (à l'âge de 53 ans)
Maria Callas, née à New York le 2 décembre 1923 et morte à Paris le 16 septembre 1977, est une chanteuse d'opéra d'origine grecque. Maria Anna Sophia Kalogeropoulos naît à New York le 2 décembre
1923. Malgré la simplification de leur nom en Callas, ses parents mènent une vie misérable, ce qui n'empêche pas sa mère de rêver à l'établissement de ses filles comme de grandes artistes. Maria
étudie le piano, puis le chant. Elle est l'élève de Maria Trivela puis de Elvira de Hidalgo, qui sera également sa confidente. Elle débute à 17 ans dans Boccace, de Franz Suppé puis sa carrière
prend un tournant décisif lorsqu'elle rencontre le chef d'orchestre italien Tullio Serafin, qui lui offre La Gioconda, aux arènes de Vérone en 1947. C'est lui qui fera de Maria la Callas. La même
année elle épouse le patron d'une entreprise de briques et féru d'opéra, Gianbattista Meneghini.
Ils divorceront avec fracas en 1960. Maria le « remplacera » par Aristote Onassis dont elle sera la maîtresse jusqu'en 1968, date à laquelle Onassis épouse Jacqueline Kennedy, ce que Maria
considèrera comme une trahison. Un enfant, Omério Langrini, naîtra de leur liaison : né prématurément à Milan, il mourra quelques heures après sa naissance.
Entourée des plus remarquables artistes du siècle (Mario del Monaco, Giuseppe di Stefano, Boris Christoff, Georges Prêtre), Maria Callas se produit sur les plus grandes scènes du monde (New York,
Londres, Paris, Milan, Venise, Rome — où elle fait scandale par une défection à la fin du premier acte de Norma de Bellini, obligeant le président de la république Saragat à quitter la salle —
Buenos Aires, Mexico) mais fait aussi la une des journaux tant par son caractère de tigresse que par sa rivalité mémorable avec Renata Tebaldi (qui lui vaudra d'être exclue de la Scala de
Milan).
Retirée de la scène à partir de 1970, elle se consacre à l'enseignement et aux récitals, subissant de nombreux accrocs de santé. En 1970-1971, elle se consacre ainsi à la direction de Master
classes de chant, à New-York, au cours desquelles elle prend soin d'expliquer, de détailler et de raisonner tous les rôles abordés par ses étudiants.
À partir de 1974, elle s'enferme dans son appartement parisien, avenue Georges-Mandel, s'enfonçant dans la solitude et écoutant inlassablement ses enregistrements.
Elle meurt le 16 septembre 1977 dans la solitude. La cause de sa mort reste aujourd'hui un mystère : si la raison officielle est «crise cardiaque», il est vraisemblable qu'elle s'est suicidée par
une absorption massive de tranquillisants. La hâte avec laquelle elle fut incinérée, le vol de l'urne funéraire (retrouvée quelques jours plus tard) puis la dispersion de ses cendres en mer Égée
rendront impossible toute autopsie.
De tessiture soprano, elle a abordé une large gamme de rôles, allant du bel canto au soprano dramatique, et reste dans les mémoires comme l'une des plus grandes cantatrices du XXe siècle, à la fois
par le timbre très particulier de sa voix et sa capacité à animer les personnages qu'elle jouait.
Si « la Callas » demeure, sans nul doute, la cantatrice la plus célèbre de la seconde moitié du XXe siècle, sa renommée tient en partie à de mauvaises raisons. Sa vie privée, sa liaison avec
Aristote Onassis, entre autres, ont fait la une des journaux à scandale à une époque où sa carrière était pratiquement terminée. Au-delà d'anecdotes sans intérêt, on oubliait tout ce qu'elle avait
apporté à l'art lyrique à une époque où le public commençait à se détourner de spectacles conventionnels et routiniers.
Sa technique, transcendante, lui permit d'aborder des styles aussi différents que ceux de : Giuseppe Verdi (Nabucco, Macbeth, Rigoletto, Le Trouvère, La Traviata, Les Vêpres Siciliennes, La Force
du Destin, Aida, Otello), Gioacchino Rossini (Il turco in Italia, Il Barbiere di Siviglia, Armida), Amilcare Ponchielli (La Gioconda), Gaspare Spontini (La Vestale), Vincenzo Bellini (Norma, Les
Puritains), Luigi Cherubini (Médéa - qu'elle incarna dans le film de Pasolini, La Somnanbula), Donizetti (Lucia di Lammermoor, La Favorite, Lucrezia Borgia) , Giacomo Puccini (Tosca, Turandot,
Madama Butterfly), Richard Wagner (Tristan und Isolde, Parsifal, Die Walkure), Umberto Giordano (André Chénier).
Elle fut la Lucia di Lammermoor de sa génération, révélant, au-delà de vocalises maîtrisées avec insolence, les multiples facettes d'un personnage troublant, ce qui ne l'empêcha pas d'incarner
Isolde avec la même ardeur. Pas de virtuosité gratuite ou d'hédonisme inconsidéré dans ses interprétations mais le souci constant de rendre la musique plus expressive et de restituer à une
partition sa vérité musicale et sa vraisemblance dramatique en utilisant qualités et défauts d'un timbre de voix dont la pureté n'était pas la qualité première.
Elle fut l'une des premières à montrer qu'à l'opéra, on pouvait jouer, comme au théâtre ou au cinéma, et se servir de son physique (on se rappelle comment elle modela le sien, peu flatteur, au
départ) et de son corps. Des deux rôles qu'elle a marqués à jamais, Norma et Tosca, elle fit de véritables incarnations. Tout cela grâce à une intuition artistique sans faille, soutenue par un
travail incessant. Cantatrice libérée des conventions, osant remettre à l'honneur des ouvrages négligés, modèle de rigueur et d'exigence, Maria Callas a légué à ses successeurs une leçon qui n'a
pas toujours été suivie.
:
Musique-classique est un blog dédié à la musique classique, contemporaine et à la musique de film. Actualités, biographies, vidéos et audios, informatique et musique, citations et cours du Professeur Reponsatou.
Derniers Commentaires